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De l'amour au dégout

Le 12 décembre 2014, 22:20 dans Humeurs 2

J'aurais pu t'aimer, d'ailleurs c'est ce que j'ai fait le temps d'un instant. Je pardonnais chacun de tes faux pas et cherchais des excuses, d'inonbrables excuses, pour donner une raison à tes agissements.

Je ne te voulais pas pour moi, bizarres d'ailleurs maintenant que j'y pense, je voulais à tout prix m'eloigner de toi. j'ai voulu te donner de mon temps et de mon attention, prête à avoir des ennemis contre moi, juste pour te défendre face à l'injustice.

Mais l'injustice à un nom, c'est le tien, elle se cache derrière un masque que tu n'as pas hésité à retirer. La découverte fut troublante, je n'ai pas voulu y croire. Comment quelquun de si gentil, pouvait se transformer en un tel monstre?

J'ai donc continué, comme une conne aveugle et sourde, incapable de me détacher et trainant une douleur assez lourde. Je t'ai donné, tu as pris sans rechigner, me laissant sans rien à mon tour, parce que je ne voulais pas te laisser sans rien.

Mais les choses ont changées! Me voilà maintenant bien dégoutée. J'ai plus la force de te regarder et ta voix me donne envie de te gifler. Tu n'as pas hésité à faire mal aux autres, à me faire mal. Me tournant le dos, me rabaissant parce que je ne pensais pas comme toi. Non tu n'as pas hésité, si tu pouvais me cracher au visage tu l'aurais fait.

Tu n'as même pas les couilles de venir me dire en face ce qui ne va pas. Quand je fais l'effort de te dire ce qui me blesse tu te'excuses sans me regarder dans les yeux, et puis tu recommences de suite. Tu me montres du doigt me nommant "celle là". Comme si je n'étais plus rien, comme si je n'etais plus celle que tu considérais tant.

J'étais ta meilleure amie, parait-il ....

J'étais celle que tu aurais toujours écouté parait-il...

Je n'y croyais pas mais une partie de moi voulait y croire. Peut-être parce que dans le fond ça m'empêcherait de me faire du mal. 

Tu savais que d'une certaine manière je tenais à toi. quand je ne voulais pas que tu te mettes la classe ou les profs à dos. Tu savais que je t'appréciais. 

Des amies m'ont mis la puce à l'oreille, et si tu savais ce que je ressentais pour de vrai? Et si tu en avais profité? Abusé de ma gentillesse et de cette faiblesse qui empart ton coeur telle  une crampe. Et si tu savais tout? Que tu voulais me faire croire je ne sais quoi encore?

Tu continues de me tourner le dos et je suis trop fatiguée pour essayer de te retourner. Je ne suis pas masochiste, tu ne fais pas d'effort alors pourquoi me torturer? Je passe devant sans te parler, sans te regarder... avant ça te dérangeait maintenant tu regardes ailleurs.

Je n'ai plus envie de croire, et ta manière de me rabaisser, de me dénigrer m'a dans le fond tellement blessé, qu'en si peu de temps tu as réussis à faire surgir en moi des pensées qui ne sont pas miennes...

2015, je n'attends que toi ... ma nouvelle résolution sera de faire de mon mieux pour éradiquer toute forme de naïveté ...

Ces mots qui tuent

Le 7 novembre 2014, 12:17 dans Humeurs 4

Ces mots qui sortent de la bouche des proches. Ceux à qui tu tiens beaucoup. Ceux qui comptent pour toi, qui ont de la valeur et qui n'hésitent pas à appuyer sur la détente comme si ils étaient en face d'un coupable à abattre. Et toi tu essayes de cacher ta blessure... mais tu ne peux rien cacher bien longtemps.

Le coupable c'est toi ... bien que tu ne fasses rien qui ne te condamne, tu restes condamnable à leurs yeux.  Tu restes la tête à abattre tel un gibier sans avenir.

Ces mots ils détruisent, ce ne sont pas que des lettres placées dans une suite logique... il y a le sens, la volonté, le contexte, et le regard. Lui. Il parle plus que les mots eux-mêmes. Il est la fenêtre de l'âme parait-il... Il dévoile bien plus que ce que la personne ne désire montrer.

Bref ces mots ils blessent, ils font mal, ils te perturbent et te rabaissent, ils te tuent. Et toi tu essayes de sauver les apparences.

Ahah non, ça va, t'inquiète je vais bien ... j'ai vécu pire

 

Mais tu te mens à toi même et ça ne cesse de continuer, tu te mens mais malgré ce connerie tu restes la seule à connaitre la vérité ... Et pourtant tu te sens coupable, et c'est toi qui demande pardon alors que tu n'es que la victime. Parce que parfois on te reproche tes mots blessants. Oui on te les reproche, alors que tu pèses tes mots. Tu sais ce qu'est la douleur et tu ne veux pas l'infliger. Mais on te reproche quand même en te mitraillant de mots qui tuent ... encore.

Mais le "Pire" est là, assit à une table en train de te dévisager, un sourire au coin des lèvres. Il observe tes yeux prête à pleurer, la douleur jaillissant de tous les pores possible de ton corps. La peine, tu la transpires... mais l'autre ne voit rien ... C'est tellement plus facile de ne rien voir. De blesser sans pitié, oui c'est simple, trop simple...

Le "Pire" est déjà en train de travailler ton cerveau, faire remonter des douleurs passées, parfois enterrées tant bien que mal. Des douleurs dont tu ne voulais plus voir le bout du nez, des douleurs dont tu pourrais bien te passer, qui n'ont jamais cessés de te tuer à petit feu.

La douleur à beau être grande tu essayes de faire bonne figure ... figure qui est recouverte de fond de teint pour cacher ta peine, ta douleur et paraitre bien. Cacher tes larmes, ne pas montrer aux autres que tu as subit la cruauté des autres.

Oui j'ai été naïve. Naïve de croire que même les "proches" comprennaient, qu'ils savaient décrypter dans ta manière d'agir, quand tu es blessée, que tu es mal, ta douleur, ta peine. J'ai cru qu'ils sauraient, parce qu'après tout ce sont ceux qui te connaissent le plus.

Ca sert à quoi de crier que tu me connais... si tu n'es pas capable de voir quand j'ai besoin de répis ... Mais c'est aussi à ces moments là que tu te rends compte que tu ne les connais pas tant que ça ...

Les mots blessent bien plus que les armes. Une blessure physique guérit plus vite qu'une blessure psychologique, qui elle, reste profondément enfouit dans tes souvenirs.

Mamie

Le 2 novembre 2014, 19:35 dans Humeurs 7

 

Ça fait déjà 7 ans que tu es partie. C'est long, c'est beaucoup. Et j'ai l'impression que c'était hier quand tu es partie.On ne se voyait pas tous les jours car je vivais en France et toi en Martinique. Mais on sentait la fin proche et pourtant si éloignée. J'aimais aller te voir quand on venait en vacances, quand je baignais dans mes souvenirs de mon enfance. J'y retrouvais mon innocence, mon côté enfantin.

Tu m'as élevée pendant 3 ans quand j'étais petite, pendant que ma mère se démenait pour que j'ai une situation correcte pour grandir. Et puis j'ai du partir en France et grandir loin de toi, ne gardant que des photos, des appels téléphoniques et des visites tous les 3 ans.

Malgré ça tu restes ma mamie à moi. Toujours là pour moi, à me faire rire, a me gâter même quand j'avais passer l'âge. Toujours à vouloir aider les autres, toujours aussi généreuse. Tu étais foncièrement bonne. Un ange

Et puis je t'ai vu te dégrader, te voir sur un lit d'hôpital m'a littéralement tuée. Maman me disait de ne pas pleurer, le combat  n'étant pas finit. Je gardais espoir

On a eu cette frayeur quand le tremblement de terre le plus fort a été ressentit en Martinique. Comment te protéger toi qui étais complètement alitée. La prière étant notre seule alliée durant cette nuit ou ma mère et mon frère était sous la table pour se protéger. Au cas ou ... 

Mais la maladie t'a rattrapé et le temps t'as échappé, tu te souvenais de moi à temps partiel, c'est la que maman a compris que ce se dégradait vraiment. On a vu ton état se dégrader sous notre nez. Parce que maman ne voulait pas te laisser mourir dans une maison de retraite mais chez toi avec ta famille.

Je me rend compte que je n'ai pas assez profité de ta présence. Trop occupée à grandir à 8000 km. Ton état ne s'arrangeait pas. Tu oubliais tout petit à petit, même nous. On ne rattrape pas le temps perdu. Ils ont du te réintégrer à l'hôpital. Le soir ou on a réintégré notre nouveau chez nous. Tu as passé toute ta vie malade et tu es repartie malade... J'aurais préféré que Dieu t'accorde un peu de répit avant la fin.

Cette soirée je m'en souviendrais toute ma vie quand l'hôpital appela mes parents... Le lendemain fut comme une balle dans le coeur, mais j'ai du avancer avec.

C'était la fête des morts mais pour moi tu es toujours vivante. Et je me rend compte que je n'ai jamais eu le temps de te dire à quel point je t'aime.

La maladie d'halzheimer et les tumeurs au cerveau, tout cela pour une si gentille personne. La maladie ne détruit pas que celui qui en est la victime. J'ai voulu avancer, me disant que c'est la vie. Que la vie part avec qui elle veut et qu'elle ne fait pas dans la dentelle. Je crois que je me suis mentie à moi-même, en pensant que tout allait bien, même si j'allais si bien aurais-je autant pleurer en en parlant? Une personne qu'on a aimé est une partie de nous. Si vous vous aimez dites leur que vous les aimez aussi.

Profitez de vos proches avant que le temps ne les rattrape et que le regret de ne pas avoir pu passer plus de temps en leur présence vous hante jusqu'à ce qu'il décide lui même de partir... ou pas

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